Un peu d’histoire

(actualisé le ) par nicolas haeringer

Des membres du MAN se sont formés à la régulation non-violente des conflits interpersonnels, institutionnels, internationaux et assurent des formations auprès d’enseignants, d’animateurs, de parents... Le MAN a créé des instituts de formation (IFMAN) dans le but de proposer des formations de qualité à des professionnels, des militants ou à toute personne intéressée.

Parallèlement à cette action dans la cité, la solidarité internationale est un élément important dans l’action du MAN, notamment avec la promotion de l’intervention civile de paix.

Concernant le conflit israélo-palestinien, le MAN milite pour l’envoi d’une force internationale d’intervention civile de paix. Pour cela, il participe à la formation des acteurs de paix locaux à la non-violence et à la résolution des conflits et leur permet de se rencontrer sur un territoire extérieur, en France, en Jordanie…

Le MAN continue par ailleurs à être présent dans la lutte pour le désarmement nucléaire, contre le transfert d’armes et est présent
dans les questions politiques et sociales actuelles (immigration, sans-papiers…).

Le MAN a inscrit son action dans le cadre de la Décennie 2001-2010 « de la promotion de la culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde » adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU et est membre fondateur de la Coordination pour l’éducation à la non-violence et à la paix.

Le MAN se propose de mener : une recherche théorique à partir des intuitions de la philosophie de la non-violence, des expériences historiques de la lutte non-violente et une analyse des phénomènes sociaux et politiques.

Dès sa création, le MAN s’est mobilisé autour de la lutte contre la militarisation de la société (modification du statut des objecteurs de conscience ) et a participé activement au combat des paysans du Larzac contre l’extension du camp militaire. Il a aussi dénoncé le nucléaire civil et militaire en participant aux actions contre la construction des centrales nucléaires de Malville et Plogoff entre autres. Le MAN a pris toute sa place pour dénoncer l’apartheid en Afrique du Sud en participant à l’organisation du boycott des agrumes Outspan.

Dans les années 1980, le MAN s’est joint à la lutte contre le racisme en soutenant activement les grèves de la faim contre les expulsions de jeunes immigrés et la « Marche pour l’égalité » qui a permis la reconnaissance d’un certain nombre de droits pour les personnes issues de l’immigration, notamment le droit d’association et la carte de résidence de dix ans. A cette même époque, le MAN prend part à la campagne contre le 7e sous-marin nucléaire lanceur d’engin et contre les euromissiles, en particulier au sein du Comité pour le désarmement nucléaire en Europe.

Le MAN a soutenu les mouvements populaires en Pologne notamment Solidarnosc (Solidarité), VIP (Liberté et Paix), et d’autres groupes de jeunes polonais proches de Solidarnosc s’appuyant sur des bases plus radicales. Des contacts fructueux sont noués avec ces organisations clandestines au cours de plusieurs voyages.

Le MAN s’est également investi dans le conflit en ex-Yougoslavie à travers la commission "Solidarité ex-Yougoslavie". Cette commission a été instigatrice du "Forum pour une Paix juste au Kosovo dans les Balkans". Elle a accompli plusieurs missions dans les Blakans. Cette commission a été ensuite relayée par l’association Équipe de Paix dans les Balkans.

Actuellement le MAN travaille sur la prévention des violences dans la vie quotidienne : violences à l’école, au travail, dans le quartier.


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