Communiqué du 11 octobre 2011

Prix Nobel de la paix 2011

par MAN

Le Prix Nobel 2011 vient d’être décernée à Ellen Johnson-Sirleaf, présidente du Libéria, à sa compatriote Leymah Gbowee, militante et responsable de l’organisation du mouvement pacifiste « Women of Liberia Mass Action for Peace », et à Tawakkul Karman, activiste yéménite, fondatrice en 2005 du groupe « Femmes journalistes sans chaînes ».

Qui sont ces trois femmes, jusqu’à maintenant peu connues en Occident ?

Ellen Johnson Sirleaf a 72 ans, elle est la présidente du Libéria depuis 2005, elle est la première femme élue à la présidence d’un pays africain.

Leymah Gbowee âgée de 39 ans est une militante libérienne pacifiste qui a contribué à mettre fin aux guerres civiles ayant ravagé son pays jusqu’à 2003. Engagée dans la non-violence elle a été notamment l’instigatrice d’une grève du sexe qui a été menée par de très nombreuses femmes et qui a contraint le régime de Charles Taylor à associer les femmes dans les pourparlers de paix. Le comité du prix Nobel de la paix a réuni sous une même bannière ces deux personnalités pour "leur lutte non violente en faveur de la sécurité des femmes et de leurs droits à participer aux processus de paix". Un honneur partagé pour une cause commune qu’elles ont défendue avec des armes différentes. L’une sur la scène politique, l’autre dans la rue, dans un pays martyrisé par des années de guerre (1989-2003), durant lesquelles le viol a été utilisé comme une arme de destruction massive.

Tawakkul Karman est yéménite, elle a 32 ans, elle est journaliste et active comme blogueuse sur Internet. Bien avant le printemps arabe, elle s’est engagée dans un combat pour la paix, la démocratie et les droits des femmes. Elle dénonce les injustices de son pays et appelle à des changements profonds sociaux et politiques qui doivent s’accompagner de changement de mentalité, et de lutte contre toutes formes de violence.

Le MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente) se réjouit que les lauréates soient des femmes, originaires de pays marqués par des guerres civiles. En effet si les femmes sont souvent victimes des plus grandes violences dans de nombreux pays, elles représentent partout dans le monde un véritable potentiel pour la paix, la démocratie et le respect des droits humains. Ce prix Nobel est un encouragement pour toutes les femmes anonymes qui dans leur quotidien oeuvrent pour la paix.

Yvette Bailly
Porte parole MAN
04 78 67 46 10


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