COMPTE-RENDU DU « JEÛNE et INTERPELLATION » POUR L’ABOLITION DES ARMES NUCLÉAIRES

PARIS, MINISTERE DE LA DEFENSE le 10 octobre 2010
ON N’A PAS DE TEMPS A PERDRE !

Prochain « jeûne et interpellation » le vendredi 5 novembre 2010.

Présents :_ Serge (toute la journée)
Marie Claude (toute la journée)
Julie (toute la journée)
Bernadette (toute la journée)
Claire (8-13h)
Aviva (de 8h à 12h30)
Jeannine (8-9h)
Monique L.(10h30-13h)
Nadine (12-17h)
Isabelle (12h-13h)
Francis (12-13h)
Alain (16-17h)
Edith (16-17h)
Monique S.(16-17h)

Ordre du jour :
1. Bilan du 8-9h

Dispositif
Affichage sur l’entrée du métro et panneau de publicité.
Chicane serrée avec une grande banderole et une affiche, au niveau du feu tricolore. Serge porte une affiche seul, devant ou derrière la chicane.

Impressions diverses
Les gens regardaient beaucoup le sol. Était-ce parce que nous ne portions pas de masques cette fois-ci ? Un passant nous a traités de « bande de naïfs », comme si notre action était vaine, sans maturité ni réflexion (Aviva).

D’autres gens regardaient au ciel, d’autres avaient le regard fixe, par choix.
Claire s’interroge sur son propre regard ; elle a décidé de regarder les gens en arborant un sourire intérieur.

Marie Claude sourit délibérément, soutient les regards. Elle a remarqué trois sortes de regards : tout droit comme s’ils ne nous voyaient pas ; au sol, regard fuyant ; des regards soutenus, soit d’accord avec nous (surtout des femmes, plus avenantes), souriant, soit pas d’accord.

A propos de sourire intérieur, Julie relève l’importance d’une attitude positive et accueillante, bienveillante, vis-à-vis des passants, mais aussi de toutes les autres personnes croisées, faisant allusion ici au passage de la camionnette qui a nécessité le décrochage très momentané de la banderole côté boulevard. De même, si un passant s’entête à vouloir passer outre un barrage ou la chicane, il est inutile voire nocif selon moi de se battre avec lui.

On a davantage tendance à répondre lorsque l’on est à visage découvert.
Serge : heureux d’être démasqué.

Personne n’a râlé contre notre belle chicane, certains se sont même fait des civilités pour passer. Le goulet assez étranglé a été bien accepté. Les gens arrivés par derrière se sont retournés. Quelques regards nouveaux.

Remarques lancées par les passants :
« Bande de naïfs ! »
« C’était mieux avant. »
« Vous avez du temps à perdre. »

Une moto banalisée s’est arrêtée un certain temps, conversant avec son talkie-walkie. A cause du sac laissé contre les barrières du métro ?

Pratique
Marie Claude suggère d’arriver plus tôt pour décider qui intervient en cas de problème.
Où sont les masques ? Il semblerait qu’ils soient perdus. Ainsi que les grues. Serge distribue des pots de confiture pour se faire pardonner.
Attention au matériel ! Si on prête des banderoles, le « prêteur » doit s’engager à les récupérer. Ne pas prêter les masques pour des questions d’hygiène d’une part, et pour inciter les autres associations à en acheter.

2. Actions

12-13h
Propositions
Serge toujours pour l’innovation, propose :

  • coller des grues sur les grilles - refusée
  • utiliser les fusées déguisements des désobéissants – refusée sans l’accord des concernés
  • distribuer des tracts – polémique sur le contenu des tracts, mais la majorité est pour diffuser l’information concernant la mise hors alerte et le vote à l’ONU.

Dispositif
Claire porte une pancarte, seule de l’autre côté du boulevard (en face du ministère).
Marcher attirant le regard, alternance de station devant la porte (on nous priera de bouger) et d’allées et venues (en oblique ou parallèle au mur ou encore de face) sur le trottoir. Une petite banderole, le drapeau de la paix et le texte/affiche de Serge. Une à deux personnes proposent des tracts.

Remarques
Tout d’abord on nous demande après quelques minutes de stationnement devant la porte de partir plus loin. Lorsque nous revenons un peu plus tard, on nous demande seulement de nous mettre sur le côté pour éviter un accident, car une voiture doit sortir.

16-17h
Dispositif
Le soir, distribution des tracts restant – prévoir un tract plus simple pour la prochaine fois ?
Toujours à visage découvert. Même banderole et drapeau, affichage sur l’entrée du métro et panneau de pub.
Nous sommes postés à la sortie/entrée du métro, de chaque côté, tel un entonnoir.
Serge écrit en feuilles mouillées sur le sol : « abolition des armes nucléaires ». Les passants enjambent l’oeuvre d’art éphémère, d’autres la piétinent sans la voir, mais elle tient bien.

Remarques
Beaucoup de réactions, pouces levés et sourires appuyés pour nous encourager ; « belle la mosaïque ! ». Des touristes nous prennent en photo.

Next time
Pour la prochaine fois, Serge propose qu’on utilise les déguisements des désobéissants.
Pour décembre, un tract de protestation.

3. Retour sur les échanges d’e-mails au sujet des vendredis

Claire estime qu’il faut continuer, oui, mais de temps en temps aller ailleurs. Par exemple au siège du PS, à côté, sans masque ni tracts. Le ministère de la défense n’est pas indispensable.

Aviva est d’accord. Serge suggère d’aller prendre un café au PS, demander un rendez-vous pour décembre. Marie Claude dit qu’on peut faire les deux.

Serge s’interroge sur les actions à Villacoublay (cf. CA du lendemain).
Aviva soulève la question du jeûne là-bas cet été.

Question : qui souhaite-t-on toucher ? Les gens en général ou un public plus ciblé ?

4. CA du lendemain (2 octobre 2010)
Ce point n’a pas été abordé faute de temps.

Les jeûneurs-vigilants présents étaient en lien avec des amis-sympathisants jeûnant chez eux ou soutenant le groupe par la prière ou la pensée : Agnès, Annick, Bruno et Sophie, Claire Lise, Denis, Francine, François, Gaby et Hubert, Gisèle G., Hélène, Jean-Louis, Maria Irma, Mélissa, Michel Cal., Nicole D., Odile, Patrick, Pierre, Ursula… et ceux oubliés par inadvertance ou qui n’ont pu être joints avant rédaction (en lien en partie avec des problèmes informatiques passés). Merci à chacun-E pour ce soutien ;
Nous gardons dans notre souvenir Paulette dont nous avons déjà annoncé le décès - qui nous soutenait très fortement et régulièrement en Esprit, et avait participé des années à la Maison de Vigilance.

Un Merci particulier à Julie qui a de nouveau accepté de prendre en charge ce CR, nous offrant ainsi un renouvellement.

Cette présence était assurée sous la responsabilité de la Maison de Vigilance
134 route de Béthemont 95150 Taverny
Contact internet : lamaisondevigilance@orange.frou : marie-claude.thibaud@wanadoo.fr
Vous êtes aussi invités à visiter le site de la Maison de Vigilance :
http://maisondevigilance.com


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